L’origine du nom le Cagnard au Plan d'eau
Années 50/60, à Cavaillon.
De riches industriels, de prospères agriculteurs du Comtat, des truands de tout acabit, des vedettes encanaillées du « show business », tous viennent au bar le Cagnard flamber l’argent vite gagné qui gonfle leurs poches en jouant des parties de pétanque à haut risque, dans lesquelles ils engagent des sommes folles la plupart du temps au « petit jeu ». Ces parties sont illicites bien sûr, mais se disputent le plus souvent devant une foule de connaisseurs passionnés…
Et parmi les spectateurs les plus fidèles et les plus discrets, on peut même reconnaître le préfet de police…
C’est là que Coco, fils d’immigré arménien, qui a travaillé au fond de la mine à 13 ans, se découvre un véritable talent à la suite de sa rencontre avec Raoul des Milles, celui que l’on considère comme le meilleur joueur de pétanque de tous les temps et qui devient son mentor.
La vie de Coco à cette époque aurait pu aisément faire l’objet d’un film avec des protagonistes aux fortes personnalités car les flambeurs jouent pour l’adrénaline, pour l’honneur, lui, il joue pour gagner sa vie.
Sans la perdre.
Quelques années plus tard, invalide des mines, intoxiqué par la poussière noire, il enchaîne les cures et les soins dans les centres spécialisés de notre belle région des Hautes-Alpes puis décide de s’installer à Embrun avec sa famille.
Alors lorsque, en 1976, il s’agit de trouver un nom au Cagnard que tous les locaux appelaient chez Coco (et encore aujourd’hui), il a l’idée d’emprunter le nom à cette « institution », le Cagnard de Cavaillon, qui n’est plus mais qui revivra en 2025 sous une autre forme grâce à de courageux entrepreneurs.